Maria Valtorta en résumé : en guise de conclusion au Protévangile.
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Résumé :
Jésus annonce à Maria Valtorta que le temps d’une grande période de souffrance arrive à son terme. Il lui révèle qu’il l’a volontairement plongée dans des visions célestes afin de l’épargner de la violence et de l’horreur des événements qui secouent le monde (le contexte évoqué est celui de la guerre). Comme un enfant protégé par sa mère, elle a été préservée d’une réalité trop douloureuse qu’elle n’aurait pas pu supporter.
Jésus lui explique toutefois que sa souffrance ne disparaît pas entièrement, car elle demeure une « victime » offerte pour le salut des âmes. Mais une partie de ses épreuves, liées aux circonstances extérieures et aux persécutions morales qu’elle endure, va cesser. Il lui promet un jour de repos spirituel, comparable à la parole adressée à Marie-Madeleine : après les épines vient le temps des roses, après le sacrifice vient la consolation.
Il lui rappelle ensuite qu’une promesse ancienne est en train de s’accomplir : alors qu’elle traversera une période d’obscurité profonde, Jésus lui répète que le temps du sacrifice touche à sa fin. Il interprète sa vie cachée et ses souffrances comme une offrande faite pour le monde, pour l’Italie et pour les lieux qui lui sont chers. Il compare son offrande à celle des victimes de l’Ancienne Alliance et à celle des « hosties » offertes dans la tradition chrétienne.
Puis Jésus fait un parallèle avec sainte Cécile, vierge et martyre. Comme Cécile avait attiré son entourage vers Dieu par le parfum de sa sainteté, Maria Valtorta aurait, selon Jésus, répandu autour d’elle le « parfum » de la parole divine reçue dans ses visions. Sans le savoir, elle aurait contribué à conduire certaines âmes vers Dieu et à obtenir des grâces pour beaucoup.
Jésus lui rappelle cependant que la mission des victimes n’est pas terminée : elles continuent à porter une part du poids du salut du monde. Il l’encourage donc à rester unie à la Sagesse divine, en utilisant l’image biblique de la tente dressée près de la demeure du Seigneur (allusion au livre de la Sagesse). Il lui promet protection, paix intérieure et lumière spirituelle.
Intervention de la Vierge Marie
Marie prend ensuite la parole et présente les grâces reçues par Maria Valtorta comme un cadeau maternel. Elle lui rappelle une parole donnée au début de son chemin : « Toute peine trouvera sa consolation ». Les souffrances ne sont pas niées, mais elles sont entourées par la tendresse divine.
La Vierge insiste sur le fait que Dieu prend soin non seulement de l’âme mais aussi de la condition humaine concrète : le corps, les limites, les besoins matériels, car ceux-ci servent la mission spirituelle.
Elle invite Maria Valtorta à aimer toujours davantage :
- Marie comme Mère et comme compagne dans la vocation de victime ;
- Dieu Père, Fils et Saint-Esprit dans un amour total.
Enfin, Marie lui donne une bénédiction maternelle au nom de la Trinité et lui souhaite d’être « surnaturellement heureuse », c’est-à-dire heureuse non pas par l’absence de souffrance, mais par l’union profonde avec Dieu.
Thèmes spirituels principaux
La souffrance offerte : la douleur d’une personne unie au Christ peut devenir, dans la spiritualité catholique traditionnelle, une offrande pour les autres.
La protection divine dans l’épreuve : Dieu ne supprime pas toujours la souffrance, mais peut donner des grâces pour la traverser.
La vocation de victime : thème fréquent chez plusieurs mystiques catholiques (sainte Thérèse de Lisieux, sainte Gemma Galgani, etc.).
Le rôle apostolique d’une âme cachée : Jésus présente Maria Valtorta comme une âme dont la fécondité spirituelle ne vient pas d’une action publique, mais d’une offrande intérieure.
La maternité spirituelle de Marie : la Vierge apparaît comme celle qui accompagne, console et conduit l’âme vers l’union à la Trinité.
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Jésus dit :
"Le cycle est terminé, et avec lui, si doux et si suave, ton Jésus t'a portée sans secousses hors du tumulte de ces jours. Comme un petit enfant revêtu d'une douce laine et posé sur des coussins moelleux, tu as été plongée dans ces visions bienheureuses pour ne pas ressentir, terrorisée, la férocité des hommes qui se haïssent, au lieu de s'aimer [2]. Tu ne pourrais plus supporter certaines choses et je ne veux pas que tu en meures, parce que j'ai soin de mon "porte-voix". (...)