"Il y a des âmes qui s'arrêtent à l'Église comme à une fin."
Le Christ seul à travers l'instrument. Aller au delà de la forme.
« Ne vous attachez jamais à l’instrument, à l’enveloppe. On s’attache à l’Église, on s’attache au prêtre, on s’attache à tout ce qui nous donne Dieu ; mais tout cela n’est qu’une écorce. Il faut arriver à la sève, il faut arriver à Dieu seul.
On se trompe quand on s’arrête à l’instrument ; on en fait un écran. Un guide, un maître, n’est jamais qu’une vitre ; si elle est bien propre, on ne la voit pas, on voit le jour à travers. Si elle est moins propre, elle arrête un peu la vue, elle fait écran. Allez toujours au-delà de la vitre, au-delà de l’écran, au-delà de l’instrument : allez à Dieu.
Dieu se sert de tout, mais Il est au-delà de tout. Il y a des âmes qui s'arrêtent à l'Église comme à une fin ; elles n'y voient qu'une société humaine, des lois, des rites. Elles ne dépassent pas la forme. Mais la forme n'est rien sans l'Esprit. Ne permettez à aucun homme, à aucune misère humaine, de se mettre …Plus
C'est la raison pour laquelle tout chrétien et surtout tout catholique devrait s'arrêter au saint Sacrement et à la communion sacramentelle et refuser le piège de la soi disant primauté de la communion spirituelle qui pourrait remplacer celle sacramentelle pour éviter de devoir communier à des messes valides et légitimes mais soit disant "conciliaires" (attitude hérétique).
Tout le monde devrait faire l'effort et le sacrifice de ses propres préférences et prioriser l'union de l'Eglise dans le sacrement justement nommé "sacrement de l'union".
Au lieu de cela, en contradiction formelle avec le commandement de Dieu : "qu'il soient un ", le rebelle préfère diviser l'Eglise avec le moyen même que Dieu a donné pour l'unir : la messe et la communion. Cette instrumentalisation de la messe comme moyen de séparation des "parfaits" afin qu'ils ne se contaminent pas avec les "modernistes" est assurément une oeuvre du diable.
Quand le chrétien à une relation vivante avec Jésus il dépasse les formes pour aller directement à son Seigneur. Si pour avoir une profonde union avec le Christ dans l'Eucharistie nous avons besoin de la messe saint Pie 5 et que la messe paul 6 bien célébrée est un obstacle, nous avons un problème d'interiorité et de foi dans l'Église comme moyen de salut. En effet du moment que l'Église nous donne une liturgie nous sommes sûr de plaire à Dieu en y participant et de s'unir profondément au Christ en y communiant. Tout le reste n'est que polique et préférence humaine. Il faut cependant noter que de nombreux fidèles et prêtres dans les paroisses ordinaires, par leur attitude, sont les grands pourvoyeurs de la messe saint Pie5. Si les catholiques dans les paroisses étaient dans leur ensemble spirituels, pieux et avaient une relation vivante avec le Christ, je crois que la messe saint Pie5 disparaîtrait d'elle-même. Quoique peut-être pas car la messe saint Pie5 est devenue malheureusement une sorte de marqueur politique. Un des problèmes chez les catholiques occidentaux me semble-t-il c'est la confusion entre politique et christianisme, et peut-être même une forme sournoise d'idolâtrie de la politique. Tant que le catholicisme ne deviendra pas résolument spirituel et évangélique les progressistes et les intégristes continueront leur chemin semant la division. Mais heureusement l'Église est assistée de l'Esprit de Dieu.
Tout à fait : l'instrumentalisation de la messe marche dans les 2 sens, progressiste et integriste et ces deux courants (minoritaires somme toute) ne savent pas sacrifier leur préférence à l'obéissance qui est la plus grande source des grâces. La solution a ce problème nous a été donnée par SS Benoit XVI : tendre vers un seul rite ou celui ordinaire devait s'enrichir de celui extra-ordinaire et celui extra-ordinaire s'enrichir de celui ordinaire. Jusqu'à finir par n'être qu'un seul rite romain.
A noter que Solesmes est allé dans ce sens, excepté la langue vernaculaire.
Vous avez raison et cela a été difficile pour moi de l'accepter à cause de ma soumission mentale au Lefebvrisme. Pourtant c'est une évidence morale et rationnelle.
Oui, je vous comprends car j'ai été aussi dans ce cas. Il s'agit bien effectivement d'une "soumission mentale" : alors que l'Eglise propose la liberté de l'acte de foi non pas d'un individu - tout évêque soit-il - , mais la foi de l'Eglise : "Seigneur, ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise" (rite de la communion).
Lefebvrisme et catholicicisme sont deux religions radicalement différentes, nonobstant la bonne tenue du premier, sa raison d'être est de se substituer au second.
Christus sagt uns heute das Gegenteil von diesem Text. Ohne den f o r m e l l e n Gehorsam: Geh zum Teich Siloah, und wasch dich - und er ging und er wusch sich - wäre der Geheilte nicht mit Christus verbunden. Ganz genau das tun, was Christus sagt: Das ist es, was zu einer gesunden Beziehung mit Christus bringt.
Vous avez mal compris. Il ne s'agit pas de rejetter les moyens de salut et notamment l'obéissance objective mais de ne pas en faire des absolus, une fin en soi. Il s'agit de ne voir que le Christ à travers les instruments de salut et de n'accepter ces dernièrs qur parce qu'ils nous permettent d'atteindre le Christ, car lui seul a de l'importance. Lui seul est le but. L'Église elle-même( en tant qu'institution) ou plutôt l'idée que l'on s'en fait peut devenir une sorte d'idôle qui nous empêche de vivre une religion vivante avec le Christ ou qui la limite. C'est ce que l'on peut remarquer chez les progressistes qui en font une sorte d'ong ou les intégristes qui en font une mystification anachronique.
@Lux Æterna J'ai compris, beaucoup. Il est juste, rechercher le contenant, mais aussi la forme vient de Dieu, et les progressistes prétendent préserver le contenu et ne changer que la forme. En réalité, ils rejettent aussi le contenu, et cela devient parfois flagrant. Quiconque pense servir Dieu, par exemple en pleine nature, en le cherchant, en fait trop peu. Non, beaucoup trop peu. Il faut obéir, et cela inclut d'obéir aux formes. Les progressistes disent que les autres ne cherchent que la forme et oublient le contenant. C'est seulement une de leurs mensonges.
P. S. Je ne sais pas pourquoi mon commentaire devient-il jaune, mais oui, je suis sérieux : )
Vous avez raison, mais tout est une question d'équilibre. Les progressistes et les intégristes ont une approche déséquilibrée.
@Lux Æterna Les progressistes - oui, les autres - non, je ne pense pas. Ils ont des sentences théologiques plus claires, même si ils ne sont pas tous d'un avis, tristement dit.
« La vertu est un milieu entre deux vices, l'un par excès et l'autre par défaut. » saint Thomas citant Aristote.
Les intégristes sont plus clairs c'est vrai, mais ils le sont par exagération inverse.