France Vappereau
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Penser c'est "Être avec" le Rabbi Jeshua, au plus près....
Ce qui pourrait nous faire réfléchir, méditer, 🙂 dans les silences de nos coeurs.....

Marcel Jousse, (anthropologiste et non anthropologue comme il aimait à le préciser) est l'explorateur des grands fonds, que peuvent suivre ceux qui n'ont pas tout investi dans les idéologies et qui cherchent autre chose qu'une logique : un contact pour exister aujourd'hui en même temps près du corps et de l'Esprit.
Ce que Marcel Jousse dit, qu'on pourra percevoir plus ou moins directement dans le texte de Gabrielle Baron, mais qu'il est possible d'actualiser, pourrait être à peu près ceci : c'est que, tant que Vatican II et les Conciles à venir ne feront que replâtrer la doctrine, le christianisme restera figé dans une formulation morte qui fait barrage pour l’Orient, l’Afrique et qui, sans nier bien entendu son prodigieux apport, a contribué à produire l’athéisme en Occident.
Quand il s'agit d'exprimer bien, les formules abstraites ne peuvent que produire l'idolâtrie. Autrement dit, le langage essentialiste est impropre à dire la foi dans sa vraie dimension. Le langage dominant, en Occident, est admirablement apte à concevoir des projets et des idéologies, souverainement efficace dans l'ordre scientifique et technique. Mais cette force fait sa faiblesse dans le domaine spirituel. Car pour lui, invinciblement semble-t-il, penser c'est dominer, donner des ordres aux autres et à soi-même dans le temps même qu'on parle de respect et de liberté. Pour le monde sémitique dans lequel a poussé l'Évangile, penser, au contraire, c'est "être avec", vivre en symbiose, en commensalisme. Il n'y a pas de vérité abstraite à réaliser, sorte de substance en soi, mais une vérité concrète des individus.

Petit extrait de:

Postface de J. Sulivan à Mémoire vivante, livre de G. Baron consacré à M. Jousse[5]
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