Prière aux Saintes Maries Jacobé et Salomé - Prière à Sainte Sara
Andre Luiz 23/05/2012 19:16:28
O Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé, je viens vous prier dans cette église des Saintes-Maries-de-la-Mer, le cœur rempli de toutes les peines et les joies de ma vie. Je demande votre protection. Aidez-moi à aimer Jésus comme vous l'avez aimé. Aidez-moi à suivre Jésus comme vous l'avez suivi, jusqu'à sa mort sur la croix. Donnez-moi de croire en sa Résurrection comme vous y avez cru en trouvant son tombeau vide. Puis donnez-moi le désir et la force d'annoncer son Evangile, la Bonne Nouvelle de son message d'amour, comme vous l'avez fait sur cette terre de Provence.
Prière à Sainte Sara
Sara, toi la sainte patronne des voyageurs et gitans du monde entier, tu as vécu en ce lieu des Saintes-Maries-de-la-Mer. Tu es venue d'un lointain pays au-delà des mers. J’aime venir te retrouver ici, te dire tout ce que J’ai dans le cœur, te confier mes peines et mes joies. Je te prie pour tous les membres de ma famille et tous mes amis. Sara, veille sur moi !
http://prierecatholique.free.fr
http://saintesmaries.free.fr/histoire/cantiques.htm
SALOME et JACOBE
Salomé, Jacobé, les maries de Judée
Sont venues en Camargue, et elles y sont restées.
Elles veillent sur sous et pour l’éternité,
Nous attendent ici pour nous réconforter.
1. Elles sont parties dans la nuit
Et la barque filait, filait,
Elles sont parties sans un bruit
Mais l'étoile veillait, veillait.
2. Après un long, très long voyage
Ayant frôlé souvent la mort,
Elles ont abordé un rivage
Mystérieux et plein de sorts.
3. Sara les accueillit chez elle :
Elle était la reine des lieux.
Mais bientôt les Maries fidèles
Lui firent connaître leur Dieu.
4. Elles ont converti la région,
Et encore après deux mille ans ;
Elles continuent leur mission
Auprès de tous tes mécréants.
5 Les pèlerins du monde entier
De toutes races et de nations,
Viennent ici pour les prier,
Demander leur intercession.
---------------------------
PRIERE A SARA
Sara, Sara, Sainte et amie,
Ecoute-moi, je t'en supplie,
Sara, Sara, Sainte et amie,
Entends ma voix, ma voix qui prie.
1. Tu es de tous, de tous nos voyages
Car nous te portons dans le cœur
Tu nous redonnes le courage Quand tombe sur nous le malheur.
2 Nous t'offrons de jolis manteaux
En Camargue, aux Saintes-Maries,
Pour nous ici tout est plus beau,
Car nous y repuisons la vie.
3. Pour notre grand pèlerinage
Tu es sacrée comme une reine,
Nous venons ici d'âge en âge,
Te prouver notre foi chrétienne.
4 Nous te confions nos secrets,
Nous te présentons nos enfants,
Nous t'apportons de gros bouquets,
Nous t'embrassons le coeur battant.
5. Ce soir nous chanterons pour toi
Nous danserons autour du feu,
Nous ne serons plus qu'une voix
Qui monte à travers toi vers Dieu.
---------------------------------
Association de Soutien à la Tradition des Saints de Provence
www.saintsdeprovence.com
Nos saints de Provence
Ils ont en commun d'être arrivés au Ier siècle évangéliser la Provence, d'y être morts et d'y avoir leur sépulture. Ils ont quitté la Palestine pour fuir les persécutions d'Hérode Agrippa Ier qui avait récupéré le trône de Jérusalem en 41: « Vers ce temps-là, le roi Hérode mit la main sur quelques membres de l'Eglise pour les maltraiter. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Voyant que c'était agréable aux juifs, il fit encore arrêter Pierre. » Actes des Apôtres (12, 1-3). Eusèbe dans son Histoire Ecclésiastique et Clément d'Alexandrie confirment que la dispersion des apôtres et des disciples a eu lieu douze ans après l'Ascension. Marie-Madeleine et les premiers évangélisateurs de la Provence sont donc arrivés chez nous vers l'an 43. (Certains laissent entendre que Marie-Madeleine attendait alors un enfant de Jésus. Une grossesse de treize ans, a-t-on jamais vu ça?)
Qui étaient-ils?
Très connus sont les amis de Jésus qui débarquèrent ensemble aux Saintes Maries de la Mer. Ils ont été choisis comme saints patrons de nos diocèses:
- Lazare, saint patron du diocèse de Marseille, son premier évêque, martyr.
- Marthe, patronne du diocèse d'Avignon où elle a commencé son apostolat avant de s'installer à Tarascon.
- Marie-Madeleine, patronne du diocèse de Fréjus-Toulon. Elle s'est retirée à la Sainte Baume et a été enterrée à Saint-Maximin. La Provence s'est placée sous sa protection depuis le XIVe siècle.
- Maximin, patron du diocèse d'Aix dont il fut le premier évêque.
Marie-Jacobé et Marie Salomé, dites les Saintes-Maries, Sidoine, Marcelle et Suzanne les accompagnaient
Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé
Que savons-nous d'elles?
Le « mémoire » liturgique en date du 24 mai et cité dans notre bulletin d'information n°4 nous dit que « Le culte des saintes Marie-Jacobé et Salomé est confirmé, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer où des grâces abondantes sont obtenues par leur patronage. Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels. Marie-Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude. Salomé était mère de Jacques le Majeur et de Jean. Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. »
Elles ont embarqué ensuite avec Lazare, Marie-Madeleine, Marthe et leurs amis sur le bateau qui les déposa en Camargue, dans un endroit désertique. Ils y dressèrent un pauvre autel de terre pour remercier le Seigneur de les avoir menés à bon port et là une source d'eau douce se mit à sourdre. Les saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé décidèrent alors de rester en cet endroit béni alors que les autres partirent évangéliser la région. A leur mort, elles furent inhumées près de la source, dans l'oratoire.
On raconte qu'une égyptienne, Sara, les servaient.
On sait par le testament de saint Césaire d'Arles (Ve-VIe siècle) qu'une église existait à cet endroit, nommée Sainte Marie de la Barque, et qu'il l'avait donnée à des religieuses. Des pèlerinages y avaient été organisés très tôt. Après deux siècles d'occupation sarrasine, il ne restait rien et une nouvelle église fut reconstruite, toujours au-dessus de la source et de l'oratoire. C'est une église fortifiée qui date en partie de la fin du XIIe siècle, en partie des XIVe et XVe siècles, et qui est très connue aujourd'hui pour être le cœur de pèlerinages* qui chaque année attirent les foules, de gitans particulièrement.
La tradition voulant que les saintes aient leur sépulture sous l'église, en 1448** le Roi René demanda et obtint du Pape l'autorisation de mener des fouilles officielles dont le procès-verbal fut rédigé par Nicolas de Brancas, évêque de Marseille. On retrouva leurs corps qui exhalaient une merveilleuse odeur et, à leurs côtés étaient inhumées trois têtes de petits enfants que la tradition considère comme étant celles de trois saints Innocents, plus une tête d'adulte. On retrouva aussi, près des corps, une belle pièce de marbre que l'on peut voir aujourd'hui dans un pilier de l'église et qui a toujours été considérée comme l' « oreiller des saintes » et vénérée à ce titre.

